L’Institut National de Formation Judiciaire, en partenariat avec Civipol, a organisé du 06 au 09 Avril 2021, une Session de formation sur les thématiques ci-après : la coopération pénale internationale et le blanchiment des capitaux ; le trafic illicite et la traite des personnes.

La Session a regroupé les magistrats du Pole judiciaire spécialisé et les Experts du Civipol venus de Dakar et de la France. Pendant quatre jours, magistrats Maliens et Experts du Civipol ont fait le diagnostic des différentes thématiques et discuter sur l’état des procédures applicables.

 Aussi, l’atelier a permis aux magistrats maliens et experts du Civipol de partager leurs expériences et les bonnes pratiques sur les différentes thématiques.

Tout en remerciant la direction de l’INFJ pour avoir organisé cette Session, magistrats Maliens et experts du Civipol ont exprimé le besoin de se retrouver pour approfondir les discussions et évaluer les acquis.

Vivement la prochaine Session.

L'Interview du Directeur Général Adjoint de l’Institut National de Formation Judiciaire lors du lancement de l‘atelier de formation des greffiers sur le thème « Les pièces d'exécution et la déontologie ». A regarder sur https://youtu.be/hsKlnM6fd2M

En cours de mise en ligne... 

L'esclavage héréditaire existe encore dans certaines régions du Mali. Pour améliorer la capacité de la Justice malienne à y faire face, l'INFJ Me Demba Diallo en collaboration avec ABA ROLI a organisé une série de formation à Kayes et à Bamako. De ces journées de réflexion est né un manuel dénommé « Fascicule d’information sur les bonnes pratiques judiciaires » qui se veut modestement être une solution aux questions et aux difficultés complexes inhérentes aux affaires relatives à l’esclavage par ascendance, tout en garantissant un traitement judiciaire en conformité avec l’éthique et la déontologie qui caractérisent le métier du magistrat.

Dans le cadre de la promotion des compétences féminines, l’Institut National de Formation Judiciaire Me Demba DIALLO (INFJ), en partenariat avec ONU-Femmes Mali, organise une session spéciale de cours préparatoires d’accès aux professions juridiques et judiciaires destinés aux candidatures féminines.

Tirant les leçons des nombreux échecs aux différents concours  d’accès à la fonction publique ou aux écoles professionnelles, l’Institut National de Formation Judiciaire a entrepris cette année de proposer un cours spécifique dans son domaine de compétence à l’intention des jeunes diplômés d’au moins le master 1 en droit public ou privé en vue d’améliorer les aptitudes de ceux-ci face au marché de l’emploi de plus en plus rude.

Ainsi depuis deux mois, deux cents personnes participent à cette formation qui se veut pratique et complémentaire à celle académique reçue dans les facultés.

La  double crise institutionnelle et sécuritaire que le Mali a connue a fortement marqué les activités de l’Institut National de Formation Judiciaire Maître Demba Diallo notamment par une diminution substantielle de la subvention publique et par l’absence de recrutement dans certains corps.

Pour faire face à cette situation, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a élaboré un Programme d’Urgence adopté en Conseil des Ministres. Ce programme fait de la formation un axe prioritaire dans  la reforme de la justice. Le plan d’Urgence retrace la politique de formation du département de la Justice à laquelle  s’adosse le présent plan de formation  traduit en catalogue. Ce catalogue a été initié par l’Institut national de formation judiciaire sur financement de la coopération Canadienne. L’Union Européenne et d’autres partenaires ont  aussi apporté un soutien technique et une contribution de qualité  dans sa conception.  

Le plan de formation de  L’Institut National de Formation Judiciaire  intervient au moment où le processus de reforme du secteur de la justice se cristallise dans des changements organisationnels importants et une nécessité encore plus grande pour chaque acteur et professionnel de la justice de se spécialiser. En effet, l’amélioration des délais de traitement des dossiers, l’amélioration de l’accessibilité du service public contribuent à l’efficacité de la justice et à l’amélioration du climat des affaires. Par ailleurs, la mise en œuvre inévitable d’outils juridiques nouveaux et la nécessité de développer des compétences à même de prendre en charge des contentieux spécialisés (en matière économique et financière, cybercriminalité, de violences sexuelles…) appellent une politique de formation adaptée aux besoins réels des professionnels.  

 La formation continue des personnels de la justice vise en effet à adapter leur qualification professionnelle à l’évolution et aux besoins de leur métier respectif mais aussi de capitaliser leur expérience pratique.  Elle constitue un prolongement de la formation initiale et a pour vocation d’accompagner la mise en œuvre du processus de reforme du service public de la justice et de renforcer les compétences managériales, techniques et spécialisées des professionnels. Sous ces angles, elle contribue en définitive au développement personnel des agents et renforce, par là même, les capacités du système judiciaire dans son ensemble. Elle concourt  ainsi à adapter les compétences du personnel de la justice aux évolutions des différents métiers et aux exigences du système judiciaire.  

L’offre de formation ainsi proposée a été  élaborée sur la base des demandes de formation faites  par les corps juridiques et judiciaires et de l’administration pénitentiaire.

Le catalogue ainsi proposé à l’usage des professionnels de la justice malienne est un agencement de modules de formations pour chaque corps concerné. Il est le résultat d’un travail collectif qui a regroupé l’ensemble du public cible et les partenaires techniques et financiers. Le plan de formation illustré dans le catalogue  couvre la période 2016- 2018, c'est-à-dire la durée du Plan d’Urgence.

 

Télécharger le plan de formation en PDF

 

 

Docteur en Droit, Toubaye KONE est un éminent magistrat de grade exceptionnel. Il a été successivement Conseiller à la Cour d’Appel de Bamako, Président du Tribunal de 1ère Instance de la Commune IV du District de Bamako, Président du Tribunal de 1ère Instance de Mopti cumulativement Président du Tribunal du travail de Mopti, Président du Tribunal de 1ère Instance de Gao cumulativement Président du Tribunal du travail de Gao, Juge de paix à compétence étendue de Téninkou (Mopti), Juge d’Instruction chargé du 1er Cabinet du tribunal de 1ère Instance de Kayes cumulativement Président du Tribunal du travail de Kayes. Parallèlement à cette riche expérience professionnelle, il a aussi été Vice-président du Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA). Voir son CV